Soubassement : la base des murs de la maison
Entre les fondations et le rez-de-chaussée, le soubassement constitue la partie basse de la construction. Il repose sur les fondations et soutient les murs ainsi que, selon le système constructif, le plancher du premier niveau. Il peut être entièrement enterré ou dépasser du terrain : sur une maison en pente, une partie reste parfois visible côté jardin.
Le soubassement et les fondations sont donc deux éléments distincts. Les fondations transmettent les charges au sol ; le soubassement fait le lien entre celles-ci et la structure située au-dessus.
Terre-plein, vide sanitaire ou sous-sol ?
Pour un projet de maison, le choix du soubassement se comprend surtout à travers l’aménagement prévu sous le rez-de-chaussée.
Avec un terre-plein, l’espace à l’intérieur des murs de soubassement est rempli de matériaux adaptés et compactés. Le dallage repose sur le sol préparé, avec les différentes couches prévues pour sa réalisation et son isolation.
Avec un vide sanitaire, un espace est conservé entre le terrain et le plancher bas. Sa hauteur et son accessibilité varient selon le projet. Il peut accueillir certains réseaux et faciliter leur entretien lorsqu’un accès suffisant est prévu.
Avec un sous-sol, les murs de soubassement délimitent un niveau utilisable sous la maison : garage, cave, rangement ou locaux techniques. Cette configuration demande notamment de prendre en compte la pression des terres et la présence éventuelle d’eau dans le terrain.
Le choix dépend de l’étude de sol, du relief de la parcelle, des usages souhaités et du budget. Il ne se décide pas uniquement à partir du plan des pièces.
Quels matériaux composent le soubassement ?
Dans une maison neuve, les murs de soubassement peuvent être réalisés en béton armé coulé en place, en blocs de béton ou avec d’autres systèmes adaptés aux contraintes du chantier.
Il serait trompeur de classer ces matériaux du plus solide au plus fragile sans tenir compte de leur conception. La résistance de l’ensemble dépend aussi du dimensionnement, des armatures, des charges à reprendre et de la qualité de mise en œuvre. Un mur enterré qui retient des terres ne répond pas aux mêmes exigences qu’un soubassement de faible hauteur.
Une protection contre l’humidité à prévoir
Le soubassement ne suffit pas, à lui seul, à empêcher l’humidité d’entrer dans la maison. Sa protection repose sur des dispositions adaptées : coupure contre les remontées capillaires, traitement des parois enterrées et, lorsque les conditions le nécessitent, drainage.
Le niveau de protection dépend notamment de l’usage des espaces situés derrière les murs. Une pièce aménagée en sous-sol n’a pas les mêmes besoins qu’un vide sanitaire. L’isolation du plancher bas et le traitement des ponts thermiques doivent également être prévus pour limiter les pertes de chaleur.
Comment se déroule sa construction ?
Après les terrassements et la réalisation des fondations, les murs de soubassement sont élevés aux emplacements prévus. Les passages de réseaux, les éventuelles ouvertures de ventilation et les accès au vide sanitaire sont anticipés à cette étape.
Viennent ensuite les protections des parties enterrées, puis la réalisation du dallage ou du plancher bas selon la solution retenue. Un dallage sur terre-plein et un plancher porté au-dessus d’un vide sanitaire ne se construisent pas de la même manière : leur composition et leur épaisseur sont définies pour le projet.
Avant le remblaiement, les ouvrages qui deviendront inaccessibles doivent être vérifiés. C’est notamment le moment de contrôler les protections des murs et les traversées de réseaux, avant que la terre ne masque cette partie de la maison.